Dry Needling: comment une aiguille peut stimuler la réparation des tissus?
- Boris Laub Ostéopathe

- il y a 2 jours
- 14 min de lecture

Une aiguille peut-elle réellement aider un tissu à se réparer?
A première vue, l'idée peut sembler paradoxale. Comment une micro-lésion volontaire pourrait-elle favoriser la guérison d'un muscle, d'un tendon ou d'un ligament déjà douloureux? Pourtant, c'est précisément sur ce principe biologique que repose le Dry Needling.
Notre organisme est conçu pour réagir à une agression. Lorsqu'un tissu est stimulé de manière contrôlée, il déclenche une série de mécanismes destinés à le protéger, puis à le reconstruire. Le Dry Needling exploite cette capacité naturelle en créant une micro-stimulation extrêmement ciblée, capable de réactiver des processus de réparation parfois ralentis ou insuffisants dans les douleurs chroniques.
Longtemps considéré comme une simple technique destinée à relâcher les tensions musculaires, le Dry Needling est aujourd'hui étudié sous un angle beaucoup plus large. Les travaux scientifiques montrent qu'il ne se limite pas à agir sur les muscles : il peut également influencer le système nerveux, moduler les médiateurs de l'inflammation, améliorer la vascularisation locale et stimuler l'activité des cellules impliquées dans la réparation des tissus.
Cette approche s'inscrit pleinement dans la vision de l'ostéopathie régénérative. L'objectif n'est pas seulement de diminuer la douleur de façon temporaire, mais de créer les conditions biologiques les plus favorables pour permettre au corps de retrouver son équilibre et d'optimiser sa capacité naturelle à cicatriser.
Cela ne signifie pas que le Dry Needling est une solution miracle. Comme tout traitement, son efficacité dépend du diagnostic, du type de lésion, du stade de cicatrisation et de son intégration dans une prise en charge globale associant mouvement, exercices adaptés, éducation thérapeutique et gestion des facteurs qui influencent la guérison.
Dans cet article, nous allons découvrir ce qu'est réellement le Dry Needling, comprendre comment une simple aiguille peut modifier la biologie des tissus, explorer les preuves scientifiques disponibles et voir dans quelles situations cette technique peut constituer un véritable levier pour favoriser la réparation tissulaire.
💡 A retenir
Le Dry Needling ne "soigne" pas directement un tissu. Il agit comme un stimulus biologique capable de relancer les mécanismes naturels de réparation lorsque ceux-ci sont perturbés ou insuffisants. C'est cette capacité à accompagner la cicatrisation, au-delà du simple soulagement de la douleur, qui en fait aujourd'hui un outil particulièrement intéressant dans une approche régénérative.
Le Dry Needling: une stimulation biologique ciblée
Le Dry Needling (littéralement « puncture sèche ») est une technique thérapeutique qui consiste à introduire une fine aiguille stérile dans un tissu douloureux afin de provoquer une réponse biologique. Le terme « sèche » signifie simplement qu'aucun médicament n'est injecté : l'aiguille agit uniquement par sa stimulation mécanique.
Développée à partir des travaux de Janet Travell et David Simons sur les points gâchettes musculaires (trigger points), cette approche a considérablement évolué au cours des vingt dernières années. Aujourd'hui, le Dry Needling ne se limite plus au traitement des muscles contracturés. Les praticiens formés l'utilisent également pour stimuler les tendons, les ligaments, les fascias, les cicatrices ou certains tissus conjonctifs, lorsque les données scientifiques et le bilan clinique le justifient.
L'objectif n'est pas de « casser » un tissu malade, mais de créer une micro-stimulation contrôlée. Cette stimulation est interprétée par l'organisme comme un signal qui mobilise différents mécanismes physiologiques : activation des cellules locales, modulation de l'inflammation, amélioration de la vascularisation et adaptation du système nerveux.
Autrement dit, l'aiguille ne réalise pas le travail de réparation. Elle envoie un message biologique aux tissus, invitant l'organisme à relancer ou à optimiser ses propres capacités de guérison.
Dry Needling et acupuncture: deux approches différentes
L'une des confusions les plus fréquentes concerne l'acupuncture. Les deux techniques utilisent effectivement des aiguilles très fines, mais leur logique thérapeutique est différente.
L'acupuncture traditionnelle chinoise repose sur les concepts de méridiens énergétiques et cherche à rééquilibrer la circulation du Qi selon les principes de la médecine traditionnelle chinoise.
Le Dry Needling, à l'inverse, s'appuie sur les connaissances modernes en anatomie, neurophysiologie, biomécanique et biologie tissulaire. Le choix de la zone à traiter découle d'un examen clinique précis: localisation de la douleur, qualité du tissu, limitation de mouvement, sensibilité à la palpation ou présence d'un point gâchette.
En pratique, deux praticiens peuvent utiliser une aiguille identique tout en poursuivant des objectifs totalement différents.
Une technique qui évolue avec la recherche
Les premières études sur le Dry Needling s'intéressaient principalement à son effet antalgique.
Depuis, la recherche a largement élargi son champ d'investigation.
Des travaux récents montrent que la puncture peut influencer plusieurs phénomènes biologiques:
la diminution de certains médiateurs impliqués dans la douleur ;
l'amélioration de la microcirculation locale ;
la modulation de la réponse inflammatoire ;
l'activation de cellules participant à la réparation des tissus, comme les fibroblastes ;
la réorganisation des fibres de collagène au cours de la cicatrisation.
Ces observations expliquent pourquoi le Dry Needling est aujourd'hui étudié non seulement comme un outil de prise en charge de la douleur, mais également comme un moyen d'accompagner les processus naturels de réparation tissulaire.
💡 Changer de regard
Le Dry Needling n'est pas une technique destinée à « détendre un muscle ». C'est avant tout une stimulation biologique ciblée, dont les effets concernent à la fois le système nerveux et les tissus eux-mêmes. C'est cette double action qui explique l'intérêt croissant qu'il suscite dans les approches modernes de la médecine régénérative.

Que se passe-t-il lorsqu'une aiguille pénètre dans un tissu?
Lorsqu'une aiguille de Dry Needling est introduite dans un muscle, un tendon ou un autre tissu conjonctif, il se produit bien plus qu'une simple stimulation mécanique. En quelques secondes, des dizaines de mécanismes se mettent en route, impliquant les cellules, les vaisseaux sanguins, le système immunitaire et le système nerveux.
Cette succession de réactions constitue ce que les chercheurs appellent une cascade biologique. Son rôle est simple: analyser la stimulation, adapter la réponse de l'organisme et, si nécessaire, favoriser la réparation des tissus.
Voyons les principales étapes.
Une micro-stimulation qui réveille les cellules
Contrairement à une blessure importante, le Dry Needling provoque une micro-lésion parfaitement contrôlée. Cette stimulation est suffisamment faible pour ne pas endommager durablement les tissus, mais suffisamment intense pour être détectée par les cellules environnantes.
Les premières à réagir sont les cellules mécanosensibles, capables de transformer une contrainte mécanique en signal biologique. Ce phénomène, appelé mécanotransduction, est aujourd'hui reconnu comme l'un des mécanismes fondamentaux de la réparation tissulaire.
En quelques instants, ces cellules modifient leur activité et commencent à produire des molécules de signalisation qui vont recruter d'autres acteurs de la cicatrisation.
Une réaction inflammatoire... bénéfique
Le mot inflammation est souvent associé à quelque chose de négatif. Pourtant, comme nous l'avons vu dans les articles précédents, une inflammation contrôlée est indispensable à toute réparation.
La micro-stimulation provoquée par l'aiguille entraîne la libération de nombreuses molécules de communication, notamment des cytokines et des facteurs de croissance.
Ces molécules permettent notamment de:
attirer les cellules chargées de nettoyer le tissu;
augmenter temporairement la vascularisation locale;
stimuler la production de nouvelles protéines de réparation;
coordonner les différentes étapes de la cicatrisation.
L'objectif n'est donc pas de créer une inflammation importante, mais de relancer un processus biologique parfois insuffisant, notamment dans certaines douleurs chroniques où les tissus semblent avoir perdu leur capacité à évoluer.
Les fibroblastes entrent en action
Parmi les cellules les plus importantes figurent les fibroblastes.
Leur rôle est essentiel: ce sont eux qui fabriquent la matrice extracellulaire et les fibres de collagène qui donnent leur résistance aux tendons, aux ligaments, aux fascias et à de nombreux tissus conjonctifs.
Des études expérimentales ont montré que la stimulation mécanique induite par une aiguille peut modifier leur comportement. Les fibroblastes deviennent plus actifs, changent de forme, communiquent davantage entre eux et participent au remodelage du tissu.
Cette réponse explique en partie pourquoi le Dry Needling est aujourd'hui étudié dans le cadre des tendinopathies, des cicatrices douloureuses ou de certaines lésions chroniques.
Une action également sur le système nerveux
Le Dry Needling agit également sur les nerfs.
Lors de la puncture, les récepteurs sensoriels présents dans le tissu sont stimulés. Cette information remonte jusqu'à la moelle épinière puis au cerveau, où elle peut modifier la manière dont la douleur est traitée.
Plusieurs mécanismes semblent intervenir:
diminution de l'hyperexcitabilité des neurones impliqués dans la douleur;
activation des voies inhibitrices descendantes;
libération de substances antalgiques produites naturellement par l'organisme, comme les endorphines, la sérotonine et la noradrénaline;
diminution de certains médiateurs chimiques retrouvés dans les points gâchettes, notamment la substance P et le CGRP.
Autrement dit, le Dry Needling agit simultanément sur les tissus et sur le système nerveux, ce qui contribue à expliquer les effets observés chez de nombreux patients.
Une réponse qui se poursuit pendant plusieurs jours
Contrairement à ce que l'on pourrait penser, l'effet du Dry Needling ne s'arrête pas lorsque l'aiguille est retirée.
Les phénomènes biologiques initiés pendant la séance continuent d'évoluer au cours des heures et des jours suivants. Les cellules poursuivent leur travail de réparation, les protéines de la matrice extracellulaire sont progressivement remodelées et le tissu adapte peu à peu son organisation aux contraintes mécaniques qu'il reçoit.
C'est également pour cette raison qu'une séance de Dry Needling est souvent associée à des exercices thérapeutiques, à une reprise progressive du mouvement et à une gestion adaptée des charges. La stimulation créée par l'aiguille prépare le terrain, mais c'est le mouvement qui guide ensuite la reconstruction du tissu.
💡 Changer de regard
Le Dry Needling ne consiste pas simplement à « piquer un muscle ». Il déclenche une cascade de réactions biologiques qui impliquent les cellules, les vaisseaux sanguins, les médiateurs de l'inflammation et le système nerveux. L'aiguille agit comme un signal de réparation, que l'organisme interprète avant d'engager ses propres mécanismes de guérison.

Quels tissus peuvent bénéficier du Dry Needling?
Le Dry Needling n'est pas réservé aux muscles contracturés. Son intérêt réside dans sa capacité à stimuler différents tissus de l'appareil locomoteur lorsqu'ils présentent une altération de leur fonctionnement ou de leur capacité de réparation.
Cependant, tous les tissus ne réagissent pas de la même manière. Chacun possède une organisation cellulaire, une vascularisation et des mécanismes de cicatrisation qui lui sont propres. Le rôle du praticien est donc d'identifier le tissu responsable de la douleur afin d'adapter précisément la stratégie thérapeutique.
Les muscles et les trigger points
C'est dans cette indication que le Dry Needling possède aujourd'hui le niveau de preuve scientifique le plus élevé.
Les trigger points myofasciaux (également appelés points gâchettes) sont des zones hyperirritables situées au sein d'une bande tendue d'un muscle squelettique. Ils peuvent provoquer une douleur locale, mais aussi des douleurs projetées parfois très éloignées de leur localisation. Ils sont également associés à une diminution de la force musculaire, une perte d'amplitude articulaire et une altération du contrôle moteur.
Les travaux fondateurs de Janet Travell et David Simons, complétés par ceux de Jay Shah, ont montré que les trigger points présentent une activité biochimique particulière, avec une augmentation de médiateurs impliqués dans la douleur tels que la substance P, le CGRP, les cytokines inflammatoires et une acidification locale du tissu.
En stimulant directement ces trigger points, le Dry Needling peut provoquer une Local Twitch Response (LTR), une contraction réflexe brève considérée comme un signe de dépolarisation des fibres musculaires. Cette réponse s'accompagne d'une diminution progressive de l'activité électrique anormale, d'une normalisation de l'environnement biochimique local et d'une amélioration du fonctionnement musculaire.
Les études montrent une réduction significative de la douleur et une amélioration de la fonction, en particulier lorsque le Dry Needling est associé à des exercices thérapeutiques et à une prise en charge active.
Les tendons: relancer un remodelage devenu insuffisant
Les tendinopathies constituent aujourd'hui l'une des indications les plus prometteuses du Dry Needling.
Contrairement aux idées reçues, une tendinopathie chronique n'est généralement pas liée à une inflammation persistante, mais à un défaut de remodelage du collagène. Les fibres perdent progressivement leur organisation, les ténocytes deviennent moins efficaces et le tendon s'adapte moins bien aux contraintes mécaniques.
Dans ce contexte, la micro-stimulation induite par l'aiguille pourrait agir comme un signal biologique capable de relancer certains mécanismes de réparation:
activation des ténocytes et des fibroblastes;
augmentation locale de certains facteurs de croissance;
stimulation du remodelage de la matrice extracellulaire;
amélioration de la vascularisation locale.
Les études suggèrent que ces effets sont particulièrement intéressants lorsqu'ils sont associés à un programme de mise en charge progressive, notamment par des exercices excentriques ou de renforcement lourd et lent (Heavy Slow Resistance), qui restent aujourd'hui le traitement de référence des tendinopathies.
En d'autres termes, l'aiguille initie le signal biologique, mais c'est la charge mécanique qui guide la reconstruction du tendon.
Les fascias et les tissus conjonctifs
Les fascias sont longtemps restés les grands oubliés de la recherche. Pourtant, ils constituent un tissu conjonctif extrêmement riche en fibroblastes, en récepteurs sensoriels et en fibres de collagène.
Les travaux de Helene Langevin ont montré que l'introduction puis la mobilisation d'une aiguille entraînent une déformation du tissu conjonctif. Cette contrainte mécanique est transmise aux fibroblastes, qui modifient rapidement leur forme, réorganisent leur cytosquelette et activent différentes voies de signalisation cellulaire. Ce phénomène, appelé mécanotransduction, correspond à la capacité des cellules à transformer un stimulus mécanique en réponse biologique. Bien que ces observations proviennent principalement de modèles expérimentaux, elles offrent une explication plausible aux effets tissulaires du Dry Needling.
Cette réponse pourrait participer au remodelage du tissu conjonctif, améliorer son glissement et restaurer progressivement ses propriétés mécaniques, même si les conséquences cliniques exactes restent encore en cours d'étude.
Les cicatrices et les tissus fibreux
Après une chirurgie, une blessure ou un traumatisme, le collagène peut s'organiser de manière désordonnée. Cette fibrose réduit la mobilité des tissus, limite leur capacité de glissement et peut entretenir certaines douleurs chroniques.
Le Dry Needling est parfois utilisé pour stimuler ces tissus cicatriciels afin de favoriser leur remodelage, d'améliorer leur souplesse et de restaurer une meilleure mobilité locale.
Une approche globale reste indispensable
Le Dry Needling n'est jamais une solution isolée.
Les meilleurs résultats sont obtenus lorsqu'il est intégré dans une prise en charge comprenant:
un diagnostic précis du tissu concerné;
des exercices thérapeutiques adaptés;
une reprise progressive des contraintes mécaniques;
une éducation du patient;
si nécessaire, une thérapie manuelle ou d'autres techniques complémentaires.
Cette approche permet non seulement de diminuer la douleur, mais surtout d'accompagner le tissu dans sa capacité à retrouver une structure et une fonction optimales.
💡 Changer de regard
Le Dry Needling ne traite pas uniquement un symptôme : il s'adresse avant tout au tissu responsable de la douleur. Muscle, tendon, fascia ou cicatrice ne réagissent pas de la même façon. Comprendre leur biologie permet d'utiliser l'aiguille comme un véritable stimulus de réparation, intégré dans une stratégie thérapeutique globale.
Le Dry Needling: un outil qui accompagne la régénération, mais ne la remplace pas
Le Dry Needling est parfois présenté comme une technique capable de faire disparaître rapidement une douleur. Cette vision est pourtant réductrice.
Les connaissances scientifiques actuelles montrent que l'aiguille n'agit pas comme un traitement qui « répare » directement un tissu. Elle constitue plutôt un stimulus biologique capable de relancer ou d'amplifier les mécanismes naturels de réparation lorsque ceux-ci sont ralentis ou désorganisés.
Mais pour que cette stimulation produise des effets durables, le tissu doit ensuite recevoir les bonnes informations mécaniques.
La charge mécanique guide la reconstruction
Les cellules ne reconstruisent pas un tendon, un muscle ou un ligament au hasard.
Après une stimulation comme le Dry Needling, elles ont besoin d'un signal complémentaire: le mouvement.
La mise en charge progressive constitue le principal guide de la réparation tissulaire. En fonction des contraintes qu'il reçoit, le tissu adapte progressivement:
l'orientation de ses fibres de collagène;
sa résistance mécanique;
sa capacité à absorber les charges;
sa fonction.
C'est pourquoi un tendon ne retrouve pas ses qualités uniquement grâce à une aiguille. Il doit également être progressivement exposé aux contraintes qu'il rencontrera dans la vie quotidienne ou dans le sport.
Le Dry Needling prépare le terrain biologique; l'exercice apprend ensuite au tissu comment se reconstruire.
La réparation dépend aussi de l'environnement du patient
La qualité de la cicatrisation dépend de nombreux facteurs qui dépassent largement la technique utilisée.
Parmi eux:
la qualité du sommeil;
une alimentation apportant suffisamment de protéines, de vitamines et de micronutriments;
une activité physique adaptée;
la gestion du stress;
le tabagisme;
certaines maladies métaboliques comme le diabète.
Autrement dit, la meilleure technique ne peut pas compenser un environnement défavorable à la réparation.
A l'inverse, lorsque ces différents paramètres sont optimisés, le tissu dispose des meilleures conditions pour retrouver progressivement sa fonction.
Une approche globale de l'ostéopathie régénérative
C'est précisément cette vision qui guide l'ostéopathie régénérative.
L'objectif n'est pas de multiplier les techniques, mais de comprendre pourquoi un tissu ne se répare plus correctement.
Le Dry Needling peut alors devenir un levier parmi d'autres:
restaurer une mobilité normale;
diminuer une douleur qui limite le mouvement;
stimuler la réponse cellulaire;
faciliter le retour à une mise en charge progressive.
Il s'intègre naturellement avec la thérapie manuelle, les exercices thérapeutiques, les conseils de gestion de la charge, la TECAR lorsqu'elle est indiquée, et l'accompagnement des habitudes de vie qui influencent la biologie des tissus.
Cette approche individualisée cherche moins à « supprimer un symptôme » qu'à redonner au tissu les conditions nécessaires pour retrouver sa capacité d'adaptation.
💡 Changer de regard
Une aiguille ne reconstruit pas un tendon. Un exercice ne suffit pas toujours à réactiver un tissu chronique. Une manipulation seule ne modifie pas durablement la biologie d'un tissu. C'est la combinaison intelligente de ces différentes approches qui permet d'optimiser les mécanismes naturels de réparation.
Conclusion
Le Dry Needling est aujourd'hui bien plus qu'une technique destinée à relâcher un muscle contracturé. Les recherches montrent qu'il agit à plusieurs niveaux: modulation de la douleur, stimulation mécanique des tissus, activation de certaines réponses cellulaires et participation au remodelage tissulaire.
Cependant, son efficacité ne réside pas uniquement dans l'action de l'aiguille. C'est son intégration dans une prise en charge globale qui lui permet d'exprimer tout son potentiel. Associé à un diagnostic précis, à une mise en charge adaptée, à des exercices thérapeutiques et à une bonne compréhension des mécanismes de réparation, il devient un véritable outil d'accompagnement de la régénération tissulaire.
Cette vision rejoint celle développée tout au long de cette série d'articles: le corps possède une remarquable capacité à se réparer, à condition de lui fournir les bons stimuli, au bon moment et dans les bonnes conditions.
📞 Et si votre douleur persistait malgré les traitements?
Une douleur chronique n'est pas toujours le signe d'un tissu « usé ». Elle peut aussi traduire une réparation incomplète, un déficit de mise en charge ou une adaptation insuffisante des tissus.
Au cabinet, le Dry Needling est intégré à une approche globale d'ostéopathie régénérative, associant bilan clinique, thérapie manuelle, exercices thérapeutiques et conseils personnalisés afin de stimuler les mécanismes naturels de réparation.
Vous souhaitez savoir si cette approche est adaptée à votre situation ? N'hésitez pas à prendre rendez-vous pour réaliser un bilan individualisé et construire un programme de traitement adapté à votre pathologie.
A propos de l'auteur: Boris Laub, Ostéopathe D.O.

Boris Laub est un ostéopathe, fort d'une riche expérience dans le domaine de l'ostéopathie, acquise depuis 2007. Ancien sportif de haut niveau en basket-ball, il a découvert les bienfaits de l'ostéopathie dès son plus jeune âge, ce qui l'a conduit à embrasser cette profession avec passion. Diplômé en kinésithérapie et en ostéopathie à Paris (Fondation EFOM Boris Dolto), ainsi qu'en anatomie à l'Université de Bordeaux, Boris est constamment à la recherche de nouvelles techniques et approches pour améliorer sa pratique et la prise en charge de ses patients. Il partage également son savoir et son expérience en tant qu'enseignant et formateur dans des instituts de formation en ostéopathie et en kinésithérapie. Basé à Espère, Boris Laub est dédié à fournir des soins personnalisés, visant à améliorer le bien-être et la qualité de vie de ses patients.
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