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Soulager le syndrome de Morton sans chirurgie: l’apport de l’ostéopathie

  • Photo du rédacteur: Boris Laub Ostéopathe
    Boris Laub Ostéopathe
  • il y a 12 minutes
  • 12 min de lecture
femme souffrant du syndrome de Morton

Syndrome de Morton: quand la douleur s’invite entre vos orteils

Vous ressentez une vive douleur à l’avant du pied, comme si vous marchiez sur un petit caillou invisible? Des brûlures, des picotements ou un engourdissement entre les orteils vous empêchent de marcher normalement ou de profiter de vos activités quotidiennes? Ces symptômes sont typiques du syndrome de Morton, aussi appelé névrome de Morton.

Cette pathologie, bien que bénigne, peut devenir très invalidante si elle n’est pas prise en charge. Elle touche majoritairement les femmes: selon les études, elles seraient cinq fois plus concernées que les hommes. Ce déséquilibre s’explique notamment par le port plus fréquent de chaussures à talons ou à bout étroit, qui favorisent la compression des nerfs entre les têtes métatarsiennes.

Dans cet article, nous allons découvrir ensemble ce qu’est le syndrome de Morton, comment le reconnaître, quelles sont ses causes, et surtout quelles solutions existent pour soulager la douleur. Des méthodes simples comme le changement de chaussures, en passant par l’ostéopathie, les traitements médicaux, et jusqu’à la chirurgie en cas d’échec: tout ce que vous devez savoir pour retrouver un pas léger… sans douleur.


Sommaire



🔎 Qu’est-ce que le syndrome de Morton?


Le syndrome de Morton, également appelé névrome de Morton, est une pathologie bénigne mais douloureuse du pied. Il s’agit d’une compression ou irritation d’un nerf interdigital, situé entre les têtes des os métatarsiens, souvent entre le 3ᵉ et le 4ᵉ orteil.

Contrairement à ce que le terme « névrome » pourrait laisser penser, il ne s’agit pas d’une tumeur mais d’un épaississement du tissu nerveux causé par une irritation chronique. Sous l’effet de pressions répétées ou d’un frottement mécanique, le nerf développe une inflammation locale, ce qui entraîne des douleurs, des sensations de brûlure, voire un engourdissement des orteils concernés.


🦴 Une localisation bien spécifique

Le nerf atteint dans le syndrome de Morton est une branche du nerf plantaire médial ou latéral, qui passe sous un ligament transverse inter‑métatarsien. Ce ligament, tendu entre les têtes métatarsiennes, forme une sorte de tunnel anatomique par lequel passe le nerf. En cas de compression excessive (chaussures trop serrées, surcharge, déséquilibre postural…), ce nerf est comprimé contre ce ligament, ce qui entraîne l’inflammation.


🧩 Pourquoi ce syndrome survient-il?

Plusieurs mécanismes peuvent expliquer l’apparition du névrome de Morton :

  • Compression mécanique répétée du nerf entre les têtes métatarsiennes (notamment à cause de chaussures étroites ou à talons).

  • Surcharge de l’avant-pied, souvent liée à des troubles de la statique du pied (pied creux, plat, hallux valgus, déséquilibre de l’arche plantaire).

  • Microtraumatismes chroniques dus à la marche prolongée, à la course à pied, ou à certaines activités professionnelles ou sportives.

  • Dysfonction biomécanique globale: une mauvaise posture, un désalignement du bassin ou une compensation dans la marche peuvent accentuer les pressions sur l’avant‑pied.


⚠️ Une douleur localisée… mais parfois piégeuse

Ce qui rend ce syndrome parfois difficile à identifier, c’est que la douleur n’est pas constante. Elle survient souvent lors de la marche, de la station debout prolongée ou du port de certaines chaussures. Elle peut aussi irradier vers les orteils, ou donner l’impression d’un corps étranger sous le pied. Sans prise en charge, elle tend à s’aggraver et à devenir plus fréquente, même au repos.


🦶 Cas clinique – Sophie, 45 ans

Sophie, 45 ans, travaille en tant que responsable commerciale. Elle porte régulièrement des chaussures à talons hauts et reste debout une grande partie de la journée. Depuis plusieurs mois, elle ressent une douleur aiguë entre son 3ᵉ et 4ᵉ orteil droit, surtout en fin de journée ou lorsqu'elle marche longtemps. La sensation est décrite comme « marcher sur un petit caillou » ou une brûlure interne. Un examen clinique accompagné d’une échographie a confirmé un névrome de Morton. Une prise en charge ostéopathique, associée à des conseils de chaussage et des semelles adaptées, a permis de soulager durablement ses douleurs sans recours à la chirurgie.


📊 Qui est concerné par le syndrome de Morton?


Le syndrome de Morton touche principalement les adultes entre 40 et 60 ans, bien qu’il puisse survenir plus tôt chez les personnes exposées à des facteurs de risque spécifiques. Il s’agit d’une pathologie relativement fréquente, bien que souvent sous-diagnostiquée, car ses symptômes peuvent être confondus avec d’autres douleurs plantaires (métatarsalgies, arthrose, fasciite…).


👠 Un syndrome qui touche surtout les femmes

Les études montrent que les femmes sont environ 5 fois plus touchées que les hommes. Ce déséquilibre s’explique en grande partie par le port plus fréquent de chaussures à talons hauts ou à bout étroit, qui compriment l’avant-pied et favorisent la compression du nerf interdigital.

🔬 Source : Medscape, “Morton Neuroma – Clinical Presentation”, 2023.

⚠️ Les principaux facteurs de risque

Voici les principaux éléments qui augmentent le risque de développer un névrome de Morton :

  • Chaussures inadaptées: talons hauts, chaussures étroites à l’avant, manque de soutien de la voûte plantaire.

  • Troubles de la statique du pied: pied plat, pied creux, hallux valgus, inégalité de longueur des jambes.

  • Surpoids: l'excès de poids augmente la pression sur l'avant-pied.

  • Activités répétitives ou prolongées: course à pied, randonnée, danse, sports à impacts répétés sur le pied.

  • Station debout prolongée: dans certaines professions (hôtellerie, vente, santé, etc.).

  • Absence de correction biomécanique: une mauvaise posture ou une démarche déséquilibrée peut accentuer les contraintes sur le nerf.


🧠 Bon à savoir

Le syndrome de Morton est rare chez les enfants et les adolescents, sauf en cas de malformations ou de troubles spécifiques du pied. Il est également plus fréquent chez les personnes ayant déjà eu des pathologies du pied ou ayant des antécédents familiaux de troubles musculosquelettiques.


🩺 Comment diagnostiquer un syndrome de Morton?


Le diagnostic du syndrome de Morton repose avant tout sur une bonne écoute des symptômes du patient et un examen clinique précis. En effet, bien que l’imagerie puisse être utile, c’est surtout l’interrogatoire et la palpation qui orientent vers ce diagnostic.


📋 Les symptômes caractéristiques

Voici les signes les plus fréquemment rapportés:

  • Douleur localisée à l’avant-pied, entre deux orteils (souvent entre le 3ᵉ et le 4ᵉ).

  • Sensation de brûlure, fourmillements, engourdissement ou de choc électrique.

  • Impression de marcher sur un caillou ou d’avoir quelque chose coincé sous le pied.

  • Douleur qui augmente à la marche, en position debout prolongée ou dans des chaussures étroites.

  • Soulagement temporaire en retirant les chaussures ou en massant la zone.


⚠️ Attention: ces douleurs peuvent ressembler à d'autres pathologies du pied (arthrose, métatarsalgies, fracture de fatigue, etc.), d’où l’importance d’un examen précis.


🤲 L’examen clinique

Le praticien (médecin, podologue ou ostéopathe) va réaliser plusieurs tests simples:

  • Palpation de l’espace interdigital douloureux: reproduction de la douleur caractéristique.

  • Test de Mulder: le praticien exerce une compression latérale de l’avant-pied tout en appuyant entre les têtes métatarsiennes. Si un "clic" douloureux est perçu (comme un ressaut), le test est positif.

  • Mobilisation des orteils: peut réveiller les douleurs ou les paresthésies (fourmillements).

Ces tests sont souvent suffisants pour poser un diagnostic probable.


🖥️ Le rôle de l’imagerie

L’imagerie peut être utilisée pour confirmer le diagnostic ou éliminer d'autres causes de douleur:

  • Échographie: permet de visualiser un épaississement du nerf interdigital. C’est un examen non invasif, rapide et fiable.

  • IRM: utile en cas de doute ou pour explorer des douleurs complexes. Elle montre bien les structures molles et peut détecter un névrome non visible à l’échographie.

  • Radiographie: rarement utile seule, sauf pour exclure une autre cause osseuse (arthrose, fracture de fatigue…).


🦶 Une évaluation plus globale utile

Dans une approche fonctionnelle (ostéopathique ou podologique), il est également intéressant d’analyser:

  • La posture globale (pied, genou, bassin…)

  • Le déroulé du pas et la répartition des appuis

  • L’usure des chaussures

  • Le type d’activité et de chaussage habituel

Cela permet de mieux comprendre l’origine mécanique du problème, souvent multifactorielle.



causes et traitement de la maladie de morton

💡 Quelles solutions pour soulager le syndrome de Morton sans chirurgie?


Heureusement, dans la majorité des cas, le syndrome de Morton peut être soulagé grâce à des traitements conservateurs, sans avoir recours à la chirurgie. L’objectif est de réduire la compression nerveuse, de diminuer l’inflammation et de corriger les causes mécaniques sous-jacentes.


👟 Modifier ses chaussures: la première étape indispensable

Le port de chaussures inadaptées est l’un des déclencheurs les plus fréquents du syndrome de Morton. Il est donc essentiel de revoir le chaussage:

  • Choisir des chaussures larges à l’avant-pied, pour limiter la compression entre les têtes métatarsiennes.

  • Éviter les talons hauts qui déplacent le poids du corps vers l’avant du pied.

  • Opter pour des chaussures amortissantes et souples, avec une bonne semelle intérieure.

  • Envisager l’utilisation de coussinets plantaires, de semelles orthopédiques ou d’orthèses sur mesure pour redistribuer les pressions et soulager le nerf.


👉 Cette étape seule peut suffire à faire disparaître les douleurs dans les cas débutants.


💊 Médicaments et infiltrations

Pour réduire l'inflammation et la douleur, plusieurs options sont possibles:

  • Anti-inflammatoires non stéroïdiens (AINS), par voie orale ou en crème.

  • Infiltrations de corticostéroïdes, directement dans l’espace interdigital: très efficaces à court terme pour soulager les douleurs, en particulier lorsqu’elles sont aiguës.


⚠️ Ces traitements restent symptomatiques: ils ne corrigent pas la cause mécanique du problème et peuvent nécessiter d’être associés à une prise en charge plus globale.


👐 L’ostéopathie: une approche globale et complémentaire

L’ostéopathie est particulièrement adaptée pour traiter le syndrome de Morton dans une approche non invasive. Elle vise à corriger les déséquilibres biomécaniques qui provoquent ou entretiennent la compression nerveuse.

Comment l’ostéopathe peut intervenir:

  • Libération des tensions musculaires et ligamentaires autour du pied.

  • Mobilisation des articulations du pied, de la cheville, mais aussi du genou, du bassin ou du rachis s’ils contribuent au déséquilibre postural.

  • Travail sur les fascias plantaires, souvent tendus dans les cas de surcharge chronique.

  • Analyse de la posture globale et du schéma de marche, pour éviter les récidives.

  • Conseils personnalisés sur le chaussage, les étirements, les gestes à éviter et les exercices à pratiquer à domicile.


👉 En complément des autres traitements, l’ostéopathie permet de réduire la pression sur le nerf, de favoriser la circulation locale et d’accélérer la récupération.


🏃‍♂️ Autres approches complémentaires

  • Podologie: bilan postural, semelles orthopédiques personnalisées.

  • Kinésithérapie: massages, étirements, travail proprioceptif.

  • Ondes de choc ou radiofréquence pulsée: utilisées dans certains cas chroniques résistants.

  • Repos relatif et adaptation des activités sportives: pour éviter les microtraumatismes répétés.


🩻 Quand faut-il envisager une chirurgie pour le syndrome de Morton?


Dans la majorité des cas, le syndrome de Morton peut être soulagé par des traitements conservateurs : changement de chaussage, ostéopathie, orthèses, infiltrations… Mais lorsque ces approches échouent, et que la douleur persiste depuis plusieurs mois, la chirurgie peut devenir une solution à envisager.


🚨 Indications de la chirurgie

La chirurgie est généralement proposée lorsque:

  • La douleur persiste malgré 3 à 6 mois de traitement conservateur bien conduit.

  • Le névrome est volumineux (> 5 mm) ou bien visible à l’imagerie.

  • La gêne devient handicapante au quotidien: marche, sport, travail, qualité de vie.

  • Les infiltrations n’apportent aucun soulagement ou seulement temporaire.


🔪 Les techniques chirurgicales les plus courantes

Il existe plusieurs types d’interventions, en fonction du cas:


1. Névrectomie (exérèse du névrome)

  • Le chirurgien retire le segment de nerf épaissi entre les têtes métatarsiennes.

  • C’est l’intervention la plus fréquente.

  • Réalisée par voie dorsale (dessus du pied) ou plantaire (dessous du pied).

  • Résultats souvent bons: 85 à 90 % d’amélioration durable.


2. Libération du ligament inter‑métatarsien

  • Le nerf n’est pas retiré, mais on sectionne le ligament qui le comprime.

  • Technique plus conservatrice, parfois utilisée en première intention.


3. Techniques mini‑invasives

  • De plus en plus utilisées: abord plus petit, récupération plus rapide.

  • Moins de cicatrice, moins de risque d’adhérences.


⚖️ Avantages et limites de la chirurgie

Les plus:

  • Soulagement durable dans la grande majorité des cas.

  • Intervention relativement rapide, souvent en ambulatoire.

  • Peut mettre fin à une douleur chronique très invalidante.

Les points de vigilance:

  • Possibilité de séquelles neurologiques (engourdissement durable des orteils).

  • Risque de névrome cicatriciel douloureux (rare, mais possible).

  • Temps de récupération variable (2 à 6 semaines selon l’intervention).

  • Nécessite un bon suivi post-opératoire : soins, chaussures adaptées, rééducation éventuelle.


🧘 Et après l’opération?

Même après chirurgie, il est conseillé de:

  • Adopter un chaussage adapté pour éviter les récidives.

  • Corriger les déséquilibres biomécaniques à l’origine du problème (avec l’aide d’un ostéopathe ou podologue).

  • Reprendre progressivement les activités sportives.

  • Surveiller toute douleur inhabituelle post-opératoire.


🔮 Quel est le pronostic du syndrome de Morton?


Bonne nouvelle: le syndrome de Morton évolue généralement de façon favorable lorsque la prise en charge est adaptée.

  • Avec un traitement conservateur bien conduit (chaussage, ostéopathie, semelles, infiltrations), la majorité des patients retrouvent une vie quotidienne confortable.

  • En cas de chirurgie, le taux de succès est élevé (85 à 90 % d’amélioration durable), même si un suivi attentif reste nécessaire pour limiter les complications.

Autrement dit, plus le diagnostic est posé tôt et la prise en charge commencée rapidement, plus les résultats sont satisfaisants.


🛡️ Prévenir les récidives

Pour éviter la réapparition des douleurs, quelques mesures simples sont très efficaces :

  • Porter des chaussures adaptées : larges à l’avant, confortables et sans excès de talons.

  • Surveiller son poids pour limiter la surcharge de l’avant-pied.

  • Alterner ses chaussures pour ne pas solliciter toujours les mêmes appuis.

  • Étirer et renforcer régulièrement les muscles et fascias du pied.

  • Consulter en prévention : un podologue pour les semelles si besoin, un ostéopathe pour corriger les déséquilibres posturaux.


✅ À retenir

Le syndrome de Morton peut sembler anodin au début, mais lorsqu’il devient chronique, il impacte fortement la qualité de vie. Heureusement, de nombreuses solutions existent, allant du simple changement de chaussures jusqu’à la chirurgie, en passant par l’ostéopathie et les traitements médicaux.


👉 Et vous?

Vous ressentez une douleur persistante à l’avant-pied qui ressemble à ce tableau?

N’attendez pas que la gêne s’installe durablement. Une consultation précoce auprès d’un professionnel de santé (médecin, podologue, ostéopathe) permet souvent d’éviter l’évolution vers une chirurgie.

Un pas léger, sans douleur, c’est possible!


🔴 A propos de l'auteur: Boris Laub, Ostéopathe D.O.


Boris Laub Ostéopathe

Boris Laub est un ostéopathe, fort d'une riche expérience dans le domaine de l'ostéopathie, acquise depuis 2007. Ancien sportif de haut niveau en basket-ball, il a découvert les bienfaits de l'ostéopathie dès son plus jeune âge, ce qui l'a conduit à embrasser cette profession avec passion. Diplômé en kinésithérapie et en ostéopathie à Paris (Fondation EFOM Boris Dolto), ainsi qu'en anatomie à l'Université de Bordeaux, Boris est constamment à la recherche de nouvelles techniques et approches pour améliorer sa pratique et la prise en charge de ses patients. Il partage également son savoir et son expérience en tant qu'enseignant et formateur dans des instituts de formation en ostéopathie et en kinésithérapie. Basé à Espère, Boris Laub est dédié à fournir des soins personnalisés, visant à améliorer le bien-être et la qualité de vie de ses patients.


FAQ sur le syndrome de Morton


1. Qu’est-ce que le syndrome de Morton?

Le syndrome de Morton, ou névrome de Morton, est une irritation d’un nerf interdigital situé à l’avant du pied, souvent entre le 3ᵉ et le 4ᵉ orteil. Il provoque des douleurs, brûlures ou picotements.


2. Quels sont les symptômes les plus fréquents?

La douleur se manifeste comme une sensation de marcher sur un caillou, avec parfois des brûlures, fourmillements ou engourdissements des orteils. Les symptômes s’aggravent souvent dans les chaussures étroites ou à talons.


3. Comment savoir si j’ai un syndrome de Morton?

Le diagnostic repose sur l’examen clinique, notamment le test de Mulder. Une échographie ou une IRM peuvent confirmer le diagnostic et écarter d’autres causes de douleur.


4. Peut-on soulager le syndrome de Morton sans chirurgie?

Oui. Dans la majorité des cas, un changement de chaussures, le port de semelles orthopédiques, l’ostéopathie, la kinésithérapie et parfois des infiltrations suffisent à soulager durablement la douleur.


5. L’ostéopathie peut-elle aider dans le syndrome de Morton?

Oui, l’ostéopathie agit en réduisant les tensions et en corrigeant les déséquilibres mécaniques. Elle complète les traitements médicaux en améliorant la posture et en diminuant la pression sur le nerf.


6. Quand faut-il envisager une opération?

La chirurgie est proposée si les douleurs persistent après plusieurs mois de traitement conservateur, ou si le névrome est trop volumineux. Elle permet de soulager la douleur dans 85 à 90 % des cas.


7. Peut-on prévenir le syndrome de Morton?

Oui. Le choix de chaussures adaptées, la prévention des troubles de la posture, le maintien d’un poids équilibré et des exercices réguliers de mobilité du pied réduisent considérablement le risque.


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